'Paniquer c’est se choisir un maître. '   Céline Minard

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Elyzad




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Jadd HILAL
Des ailes au loin
Elyzad
210  pages
18.5  euros

26-03-2018

 

    Quatre générations de femmes, un siècle de vie et un même destin. Ces quatre femmes libano-palestiniennes vivront plusieurs exils, connaîtront la tristesse des séparations et les joies des retrouvailles. Elles partageront l’angoisse des bombardements comme la violence des hommes mais apprendront à les maîtriser voire les ignorer. Elles opteront toujours pour le camp de la vie, en Palestine, à Beyrouth, à Bagdad, en France ou à Genève, Beyrouth conservant une place à part dans leur cœur : l’instant où on la quitte, le tumulte, le bruit et la vie plutôt que l’ordre, le calme et le train-train suisse (« …vie de tiraillement entre la légèreté libanaise d’un côté et la responsabilité franco-suisse de l’autre, entre l’insouciance de l’enfance et la maternité de l’âge adulte. »). Néanmoins « C’est drôle le Liban, comme les autres pays choisissent systématiquement de s’y attaquer. », l’insouciance a donc dû mal à résister face au déferlement récurrent de violence, l’exil s’imposera, toujours et encore, elles partiront mais emmèneront avec elles leur histoire, leur passé et le Liban. Un premier roman au rythme enlevé et au ton plaisant qui relate le dialogue entre ces quatre femmes attachantes qui, au-delà de leurs portraits, nous parlent à hauteur de femmes de ce pays déchiré par ses relations chaotiques avec ses voisins.

Premier roman

« Qu’est-ce qu’il y a de plus irresponsable que l’enfance ? »

« J’ai compris que détester, c’est s’interdire d’être l’autre. »


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Thème(s) : Littérature étrangère

 


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Yamen MANAI
La sérénade d'Ibrahim Santos
Elyzad
275  pages
18.9  euros

16-10-2011

 

    Santa Clara est une petite ville isolée. Tellement isolée qu’elle ignore que depuis vingt ans, la Révolution salvatrice a eu lieu : le tyrannique Général Burgos a été remplacé par le Général Alvaro Benitez dont l’unique obsession est évidemment le bonheur du peuple ! Tout a évolué dans le pays : l'hymne a changé, le drapeau, les portraits affichés dans les bâtiments administratifs, le nom des rues... Sauf à Santa Clara qui continue de vivre sereinement au rythme de la production de son rhum et des sérénades d’Ibrahim Santos qui sait prévoir la météo. Pourtant, un jour, le Général goûte ce rhum, impressionné, il envoie tout d’abord un jeune ingénieur agronome en éclaireur, bientôt rejoint par les troupes or « il n’est jamais bon, à Santa Clara comme ailleurs, de voir débarquer des militaires de bon matin. ». La Révolution saura-t-elle exploiter à grande échelle ce rhum si extraordinaire ou le rhum aura-t-il raison d’elle ? Yamen Manai nous propose une fable juste, ironique, critique et non dénuée d’humour des pouvoirs dictatoriaux mais aussi de notre croyance aveugle et parfois forcenée en la science face aux connaissances séculaires de nos anciens.

« Tout au long de sa vie, l’homme troque tout pour le souvenir. Il troque sa jeunesse pour des souvenirs de jeunesse… Au bout du compte, il ne gagne de la vie que les souvenirs, c’est là son seul trésor. »

« A vrai dire remplacer des militaires par des militaires ne s’appelle pas une Révolution, senõr Uribe, mais un putsch. »


Thème(s) : Littérature étrangère

 


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Leïla SEBBAR
Mon cher fils
Elyzad
153  pages
15  euros

17-02-2009

 

    Trente ans de labeur. Le vieil Algérien a travaillé trente ans chez Renault à Boulogne Billancourt pour son fils et ses sept filles. Un unique garçon dont il est sans nouvelles. De retour seul (sa femme est restée en France) à Alger, il rencontre une jeune fille, Alma, écrivain public, afin de faire écrire les lettres destinées à son fils. Elles décrivent l’histoire d’un homme déraciné, exilé, vie en retrait qui annihile toute relation avec ses enfants. Ces rencontres entre deux générations incitent aussi Alma à se dévoiler, à parler de son père joueur de luth, de sa mère partie brusquement d’Algérie, de la vie en Algérie et du pays, de son ambiance, de sa culture… Chaque jour, le vieil homme vient faire écrire une nouvelle lettre, souvent désespérée, pour raconter sa vie et tout ce qu’il n’a jamais osé dévoiler à son fils. Le silence est souvent trop lourd et ses conséquences feutrées mais dramatiques. Les rapports familiaux et parents-enfants au centre du livre, au centre de notre vie et de notre monde, se retrouvent biaisés par ce douloureux exil induisant perte d’identité et absence. Un très beau roman très humain et particulièrement émouvant.

« Les pères avaient ensemble pris leur décision, les mères complices comme d’habitude, les mères contre les filles. Vous le savez ? Vous avez une mère, vous aussi, elle est comment votre mère ? Avec vous ou contre vous ? »

Thème(s) : Littérature étrangère

Les titres de Leïla Sebbar lus par Vaux Livres

 


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