'Combien de Voltaire finissent mécaniciens parce qu’ils sont nés plus près d’un garage que d’une école ?'   Olivier Dorchamps

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Le Nouvel Attila




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Myriam MADJIDI
Pour que je m'aime encore
Le Nouvel Attila
210  pages
18  euros

01-08-2021

 

    L’adolescence est l’âge des découvertes, des apprentissages, l’âge des rêves qui parfois perdurent et d'autres fois s'étiolent puis disparaissent, période fondatrice, toujours inoubliable qui marque souvent un premier départ. Celle qui se confie à nous est d’origine iranienne et vit à Drancy. Elle nous dévoile tout, son enfance, son adolescence, sa famille, l’école, ses rencontres, ses amies, ses amis, les tensions et moqueries des cours d’école, la pauvreté, l’ignorance des codes de monde vivant de l’autre côté du périph, son envie d'ascension sociale, ses rêves et espoirs. C’est aussi l’âge des doutes où le regard de l’autre est peut-être encore plus pesant, alors ses origines, sa pauvreté, son apparence, ses poils et ses cheveux, il va falloir les accepter et le combat sera âpre. Mais cette adolescente là sait rapidement prendre de la hauteur et du recul et surtout conserver un humour dévastateur et salvateur. Reste l’ennui parfois, mais qui a dit que l’ennui est uniquement un problème surtout s’il mène à créer son monde intérieur et à la rencontre des livres, des histoires, « ... il fallait partir de la banlieue qui étrangle à petit feu les rêves tapis au fond de soi. », parcourir le monde, toucher du doigt certains de ses rêves, rencontrer les autres, ailleurs, mais les braises couvent toujours et parfois l'évidence est de revenir sur les lieux de son enfance, retrouver son espace et son monde. Une chronique sociale débordante de vie, réaliste, évitant le misérabilisme sans gommer les difficultés au jour le jour et surtout souvent drôle.

Ecouter la lecture de la première page de "Pour que je m'aime encore"   

Thème(s) : Littérature française

 


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Céline SERVAIS-PICORD
Offshore
Le Nouvel Attila
212  pages
18  euros

28-04-2021

 

    Ralph est mort, assassiné par des pirates au large du Nigeria. Il était jeune et parcourait le monde à la recherche de l’or noir. Alors la femme qui l’a aimé décide de partir sur ses traces pour le retrouver, le trouver, le rencontrer à nouveau : grand écart entre l’Islande, Ralph dévorant les sagas islandaises du Moyen Âge, et l’Afrique, lieu où Ralph vivait ses aventures, exploitant les richesses d’une autre terre. Aventurier lucide, virant parfois au mercenaire, il connaissait les dangers de son engagement comme l’exploitation outrancière de l’Afrique par l’Occident. Elle les vivra également épaulée par un nganga (guérisseur), découvrira les croyances nordiques ou africaines comme les mythes et légendes, les modes de pensée, notre dépendance absolue au pétrole et la fascination totale de Ralph pour ce liquide visqueux, notre refus de reconnaître notre impact sur l’Afrique et la planète continuant de « fermer les yeux sur les conséquences redoutées », refusant toute évolution remarquable. Récit d’un voyage initiatique qui aimante le lecteur notamment par la variation du style, permettant de vivre le deuil d’une histoire d’amour, un vibrant hommage amoureux à Ralph, l’homme englouti par l’or noir et l’aventure.

Premier roman


Ecouter la lecture de la première page de "Offshore"   

Thème(s) : Littérature française

 


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Isabelle FLATEN
La folie de ma mère
Le Nouvel Attila
125  pages
15  euros

22-03-2021

 

    La fille décrit « La folie de ma mère » en commençant par le début, depuis son plus jeune âge, une relation mère-fille qui se noue difficilement dès les premiers instants. Le père meurt rapidement, sans regret, « Il ne m’adressait pas la parole mais des torgnoles », il sera absent, mais qui sera vraiment son père ? La mère est enseignante et féministe, une femme libre qui entend bien le rester. Alors comment accepter, accueillir une petite fille, puis deux… Une forte personnalité imprévisible, instable et excessive qui bascule peu à peu vers la folie, peu d’amour, peu de tendresse, peu d’écoute : il est temps que la petite fille, l’ado puis la femme lui parlent, l’interpellent, la questionnent, reviennent, sans accusation, sur ces secrets, ces silences, ces non-dits qui les ont accompagnées. Seuls points communs qui auraient pu les réunir, ou qui les réunit, la littérature et l’écriture, et « La folie de ma mère » le prouve. Une douloureuse déclaration d’amour que le style travaillé et épuré rend percutant et haletant.

Ecouter la lecture de la première page de "La folie de ma mère"   

Thème(s) : Littérature française

 


Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture





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