'Je me suis trompé. Aucune frontière n'est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi. Nous avons cru pouvoir passer sans sentir la moindre difficulté, mais il faut s'arracher la peau pour quitter son pays.'   Laurent Gaudé

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Marie Sizun - La Maison-Guerre








Marie SIZUN
La Maison-Guerre
Arléa
270  pages
20  euros

02-02-2015

 

    La guerre dure déjà depuis plusieurs années, et le moment est arrivé pour Véra de mettre à l’abri sa petite fille. Elle confie Marie, pas loin de cinq ans, à une maison, la Maison-Guerre, une vieille maison quelque peu bancale, habitée par de vieilles personnes. Les explications de Véra sont succinctes, elle s’en retourne et promet de revenir bientôt. Quelques rares visites expéditives, elles ne dormiront qu’une seule fois ensemble, puis la disparition, sans raison pour Marie. Reste donc l’attente. Cette attente lui pèse malgré les instants de bonheur qu’elle peut vivre, en solitaire, dans cette maison. Marie écoute, observe, et surtout attend et attend encore, en espérant le retour de sa mère adorée. Elle aimerait se retrouver à ses côtés dans leur petit appartement parisien. Elle cherche à comprendre à partir des bribes de conversation qu’elle vole ici ou là… la guerre… les Allemands… Marc prisonnier en Allemagne… La petite imagine, décrypte, seule dans cette maison qu’elle n’oubliera jamais. La terrible vérité qui provoquera un choc définitif sera longue à percer et la maison y sera à jamais associée. Adulte, quand la mélancolie ou la tristesse l’étreindra, elle se retrouvera (en pensée) dans cette maison, et reconnaîtra absolument tout, la mémoire et le souvenir comme remède ou refuge salvateur la protègeront alors. Marie Sizun revient sur cette période douloureuse tout en mettant la guerre au second plan et se préoccupe toujours avec autant de sensibilité et de justesse de l’enfance, de la solitude, des sentiments, des non-dits et secrets, des douleurs et de la magie de la mémoire, ce « jeu délicieux et cruel ».

« Le bonheur de la maison-guerre, je n’aurais pas su l’expliquer. Mais il était là, en moi. Inoubliable. »

« … ce regard de l’enfance, ce fabuleux pouvoir d’aimer, d’admirer, et surtout d’espérer, qu’on garde un temps et qui, un jour, vous quitte. »


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Thème(s) : Littérature française

 


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