'Il serait bon un jour de coffrer tous les députés, comme ça, ni vu ni connu, afin que ces législateurs sans cervelle sentent dans leur propre chair - puisque leur âme leur fait aussi défaut - ce que signifie : être prisonnier.'   Egon Schiele

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Le Tripode




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François SZABOWSKI
L'amour est une maladie ordinaire
Le Tripode
260  pages
17  euros

29-07-2017

 

    François est amoureux, terriblement. Et ce qu’il redoute le plus, c’est que cet amour s’estompe. Il le sait, cela arrivera, c’est certain. Alors ne vaut-il pas mieux que cet amour s’arrête subitement à son apogée ? Et pour cela, il doit disparaître. Il causera évidemment de la peine à ceux qui l’aiment, mais il laissera une trace indélébile et l’amour subsistera, éternel, et puis, finalement, c’est presque jubilatoire de voir l’être aimé partir avec son urne... Alors, François organise son décès et meurt puis charge son ami Didier d’annoncer sa disparition. Néanmoins, l’amour peut réapparaître à chaque instant et François le rencontre à nouveau et les doutes et les peurs réapparaissent. Il ne voit pas d’autres solutions, une nouvelle mort au grand dam de Didier qui commence de se lasser d’être le messager de la mauvaise nouvelle ! Un processus infini (l’amour n’est-il pas infini ?) qui le mènera à devenir invisible ! Vif, surprenant, surréaliste et souvent drôle !

« La sociabilité est comme un muscle. Quand on ne s’en sert pas, elle s’atrophie. »


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Thème(s) : Littérature française

 


- 3 -



Valérie MANTEAU
Calme et tranquille
Le Tripode
196  pages
15  euros

15-02-2017

 

    Faire partie d’une famille où les suicides ne sont pas rares aurait pu entraîner Valérie Manteau du « mauvais » côté du balcon. Et dans chaque suicide, il y a souvent une zone qui reste insondable, une part d’incompréhension. Comme dans cette journée que personne n’a oubliée où nos piliers ont été ébranlés, où des hommes libres, exigeants, moqueurs et engagés, enfants terribles pour certains, frères adulés pour d’autres, sont tombés sous les balles dans les locaux de Charlie. Elle aurait dû être présente, ce jour, à cette heure, elle était absente. Alors évidemment il est question de mort, de violence, de souvenirs, de souffrance, de culpabilité, d’interrogation mais également et surtout de résistance et de vie, d’amour. Valérie Manteau nous raconte aussi bien les morts que les survivants, le passé, la déconnade et les fous rires, les blagues continuelles, les réactions qui heurtent comme celles qui soutiennent, la recherche de réponses dans la littérature, la quête absolue d’une vie totale et libre pour se reconstruire. Le style est vif, le rythme étudié, les mots précis, un livre bien loin d’un témoignage larmoyant qu’on ne quitte pas et qui nous habite longtemps, très longtemps. Un émouvant cri de vie à lire et relire pour faire soi la citation de Sony Labou Tansi , « J’exige le courage tragique de se marrer en connaissance de cause. » et espérer être à nouveau un jour calme et tranquille sans rien oublier ni personne.

« Six pieds sous terre camarade, tu n’es pas mort. Comme le prédisait Rimbaud, viendront d’autres horribles travailleurs. Et ils commenceront par les horizons où tu t’es effondré. »

« Il faut vous dire qu’ils sont morts comme ils ont voulu vivre, libres… »


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Thème(s) : Littérature française

 


- 2 -



Emmanuel RÉGNIEZ
Notre château
Le Tripode
142  pages
15  euros

07-04-2016

 

    Une sœur et un frère partagent la maison familiale, seuls dans leur château au milieu des fantômes. Ils ne se quittent pas. Seule exception, les jeudis où le frère prend le bus, part en ville chercher quelques livres. Sa sœur ne quitte jamais le château. Et pourtant l’inattendu survient. Un jeudi, en ville, il voit sa soeur dans un bus. Irréel. Incroyable. Elle ne sort jamais et refuse de prendre le bus. Le frère reste pantois et dans l’incompréhension totale. Comment lui parler ? Comment l’interroger ? Doit-il l’interroger ? Le doute s’installe, les hypothèses le minent. Le petit monde protégé qu’ils s’étaient construit (notamment au coeur de leur bibliothèque) loin du monde commence de se fissurer… La tension monte, les crispations aussi, les portes claquent et s'ouvrent, le lecteur attend avec crainte le sang... Un texte particulièrement singulier et tout aussi étrange et inquiétant qu’attachant, une écriture envoûtante, sèche et répétitive quand il le faut, une tension maîtrisée qui accroche le lecteur, un conte noir obsédant à partager sans modération !

Premier roman


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Thème(s) : Littérature française

 


- 1 -



Juan José SAER
L'ancêtre
Le Tripode
195  pages
17  euros

20-07-2014

 

    En 1515, une expédition quitte l’Espagne pour Rio de la Plata. Après un long voyage, quelques-uns débarquent à terre avec le capitaine. Ils sont tous massacrés à l’exception d’un jeune mousse qui sera épargné et partagera le quotidien des Indiens pendant une dizaine d’années. A partir de ce fait divers, Juan José Saer construit un roman inclassable, entre le récit mythologie, la fable, le roman historique, le témoignage ethnologique et anthropologique, le roman d’aventures… Le narrateur est le mousse maintenant devenu vieux. A l’aube de ses derniers jours, il se confie et revient sur l’évènement qui a marqué définitivement son existence, une expérience singulière et fascinante, témoignage de l’histoire de l’Homme. On le suit pendant ses dix années et l’accompagne dans ses efforts pour comprendre les Indiens, ni justifier, ni condamner, juste les comprendre pour comprendre le réel mais également son rôle de témoin. Un texte qui vous travaille longtemps après avoir refermé la dernière page…

« Quand nous oublions, c’est que nous avons perdu moins la mémoire que le désir. »

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Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Laure Bataillon

 


Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture





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