« On perd son temps dans la vie, mais un soir à sept heures dix-sept, ou un matin, on s’éveille tout à coup au milieu des grands arbres. Quelque chose se met à exister soudain… »
Hubert Haddad
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« Allongé sur le dos, le nouveau-né gigote maladroitement de ses quatre membres, tel un bourdon tombé d’une fleur. La mère regarde l’enfant. Voilà le bourdon, Bombus... » Un soir de Toussaint, Berthe ne l’attendait pas mais Bombus est arrivé. L’enfant d’un viol une nuit de carnaval. Alors Berthe à l’écart du village de montagne apprend à Bombus la nature, la forêt, ode à la nature et à son respect. Tout petit, il l’observe. Mais Berthe disparaît rapidement alors Bombus va avancer seul sur le chemin de la vie, entre ce qu’il apprit de sa mère, et le monde d’à côté, le monde des hommes et de leur brutalité. Tiraillé entre les deux. Entre la grotte sacrée de sa mère et le village : « Il n’était qu’un petit gars, sans doute plus timide que les autres, qui grandissait dans le silence des hommes et le vacarme de la nature et de la montagne. ». Vivre ou survivre avec ce sentiment d’abandon. De sa montagne, il verra aussi arriver une troupe de théâtre et Agathe. Superbe personnage pour un roman d’apprentissage d’un gamin curieux à la marge de la société qui tente d’apprivoiser le monde en respectant son histoire et conservant sa liberté.
Ecouter la lecture de la première page de "Bombus"Fiche #3438
Thème(s) : Littérature française