'L'amitié ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est d'être avec eux quand ils ont tort.'   André Malraux

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Robert Laffont




- 14 -



Anne ICART
Ce que je peux te dire d'elles
Robert Laffont
320  pages
19  euros

25-03-2013

 

    Violette a accouché d’un petit garçon, rupture dans une lignée de femmes. Tribu de femmes, sœurs, mères, les hommes sont partis, ont disparu ou n’ont su ou pu partager leurs existences. Quatre générations de femmes volontaires et solidaires, parcours de fillettes à femmes, entre gaîté et tristesse, sourires et larmes, vies contrastées et mouvementées sur lesquelles les liens maternels peuvent aussi bien peser qu’animer. Femmes qui prendront leurs destins en main, participeront et profiteront de l’émancipation des années 70 mais souhaiteront toujours rester ensemble, conserver un lien puissant et indéfectible. Anne Icart explore avec tendresse et justesse les sentiments contrastés et la psychologie au cœur de cette saga familiale féminine.

Premier roman


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Thème(s) : Littérature française

Les titres de Anne Icart lus par Vaux Livres

 


- 13 -



Jean-Guy SOUMY
Le Silence
Robert Laffont
228  pages
18  euros

28-01-2013

 

    Alexandre Leroy est un mathématicien reconnu internationalement. Il vit en Californie avec sa femme, Jessica, professeur de littérature, spécialiste du poète Armand Robin. Ils ont eu deux fils, le premier a suivi les traces de son père dans les mathématiques alors que le second est autiste : une famille qui s’effondre lorsque Alexandre se suicide apparemment sans raison. Jessica au cours des rangements découvre un autre homme, une autre identité, une autre vie. Elle croyait le connaître, elle découvre le silence et le mensonge, pourquoi a-t-il caché son histoire, jusqu’où est-il allé dans le mensonge, pour quelles raisons ? « Fallait-il que tu manques de confiance en moi pour me cacher ce passé ? » Pourquoi ce silence et ces non-dits ? Pourquoi n’a-t-elle rien vu ? Peut-on devenir autre, rayer son identité, cacher ses douleurs à tous ? Colère, stupeur, fureur, découragement, mais aussi peur et incompréhension, les sentiments les plus divers traversent Jessica, la bousculent. Mais la volonté de savoir, tout, absolument tout, demeure : « Ma colère de femme bafouée se dilue. Elle coule à mes pieds comme une flaque de sang noir. Je me vide. Demeure la peur d’apprendre autre chose. ». Le lecteur suit, avec impatience et beaucoup d’émotion, la progression de cette enquête intime qui aborde avec justesse moult thèmes, le silence et ses dégâts, les rapports de couple et le rapport à l’autre, l’histoire, l’identité… Un roman captivant.

« Il a beau être mathématicien, l’identité d’un homme, c’est autre chose que des fractions. Que ne lui as-tu appris qu’être ne se divisait pas ! »

« Taire, toujours taire, c’est se mutiler. »


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Thème(s) : Littérature française

 


- 12 -



Sophie FONTANEL
L'envie
Robert Laffont
162  pages
17  euros

09-09-2011

 

    Le récit suit sur une période de temps inconnue les réflexions, les visions de la narratrice face à la vie, face à sa solitude, à sa différence. Nos sociétés apprécient peu les différences : « A bien y regarder, ils voulaient que je sois comme eux. ». Une femme seule, sans homme et sans femme à ses côtés, délaissant toute relation sexuelle. Solitude féminine. Abstinence volontaire, libre ou contrainte ? Les regards et questions s’affûtent. On ne connaîtra finalement que peu de choses de son histoire, de son passé, une phrase au passage laisse supposer des débuts amoureux éprouvants mais le sujet n’est pas dans l’explication. Les faits, les regards, les questions, la différence, la solitude, l’attente, l’incompréhension, être femme malgré tout et surtout sa vision des hommes ou plutôt de l’Homme, mais l’Homme existe-t-il ?

« Dès qu’on se rencontre soi-même, les autres cherchent qui ça peut bien être. »


Thème(s) : Littérature française

 


- 11 -



Carlos RUIZ ZAFON
Marina
Robert Laffont
334  pages
19  euros

30-01-2011

 

    Oscar Drai devenu adulte revient sur une aventure qui le marqua à jamais. Alors interne dans un pensionnat, étudiant solitaire, il parcourait Barcelone sans but. Au détour d’un jardin d’une belle demeure, il rencontra Marina et son père German, deux personnages qui vivaient isolés, se soutenant l’un et l’autre. Marina impressionne immédiatement Oscar par sa beauté, son esprit, son intelligence. Ils sont en train d’apprendre à se connaître lorsqu’ils croisent une étrange femme dans un cimetière visitant une tombe anonyme marquée d’un papillon noir. Vision mystérieuse ! Il est impossible d’en révéler plus tant l’intrigue réside principalement en la poursuite de ce papillon noir. Carlos Ruis Zafon nous offre une enquête intemporelle au plus profond de Barcelone éclairée de superbes portraits, une intrigue riche, aussi bien attendrissante, mystérieuse, fantastique, angoissante et romantique que tragique. Il envoûte le lecteur en oscillant en permanence avec brio entre les sentiments simples et humains et un monde extraordinaire et fantastique, entre le réel et l'irréel.
Pour adultes et adolescents.

"Nous ne nous souvenons que de ce qui n'est jamais arrivé..."


Thème(s) : Jeunesse Littérature étrangère
Traduction : François Maspero

 


- 10 -



Christian LABORDE
Le soleil m'a oublié
Robert Laffont
116  pages
16  euros

03-10-2010

 

    Le bien nommé Marcus est un jeune gars de banlieue. Viré de son lycée, il rejoint son oncle Rudy la seule personne qu'il vénère et qui le comprend, un vieil anar toujours en lutte contre gouvernements et patrons. A sa mort, Marcus hérite d'un appartement de l'autre côté de la frontière : "quelle frontière ? Le périph', c'est quoi pour vous ? ... Près du port de marchandises, c'est là qu'on nous tolère ; là où les gens crèvent parce que les entreprises ferment les unes après les autres.". Pour survivre, Marcus commet quelques larcins, quelques visites de villas et renoue avec sa passion, la boxe. Au hasard d'une visite, il récupère le dernier roman du propriétaire "Au baiser de la jeune veuve". Ce tendre roman d'amour le rapproche mentalement de Roxane la femme de Vico, son patron. Le petit dur qui n'était jusque là pas intéressé par les femmes a enfin trouvé un soleil qui illumine sa sombre existence. Et l'on retrouve un Marcus inattendu : amoureux gauche, sensible, pudique et délicat, qui gagnera le coeur de la belle Roxane ! Mais Vico ne le voit pas d'un bon oeil et le lourd destin de Marcus le rattrapera rapidement mais Marcus demeure un homme d'honneur et Roxane son étoile et jamais, il n'accordera à quiconque le droit de "salir son visage et de baver sur son amour". Un bon mec finalement que Marcus, triste seulement que "le soleil l'ait oublié".

Thème(s) : Littérature française

 


- 9 -



Armel JOB
Tu ne jugeras point
Robert Laffont
285  pages
19  euros

24-08-2009

 

    Lorsque Denise Desantis part avec ses deux fils pour acheter des coussins au magasin l’Etoile, elle ne se doute pas que le malheur l’attend au bout du village. Le petit David est dans la poussette et Antoine court devant. Lorsqu’elle arrive devant le magasin, elle pense n’en avoir que pour quelques minutes, elle abandonne sans peur la poussette avec le petit David devant le magasin. A sa sortie, l’horreur se lit sur son visage, la poussette est vide et David a disparu. Panique. Course en tous sens puis appel aux autorités. Le juge Conrad réputé pour son humanité prend en charge l’enquête épaulé par deux policiers. Harzee est un flic consciencieux, au flair sûr alors que Veruik semble quelque peu en retrait. Les trois hommes avancent prudemment, chacun avec ses convictions et cherchant avant tout à éviter l’erreur judiciaire et à ménager la famille durement éprouvée mais l’art de juger demeure toujours périlleux même dans un pays toujours hanté par l’affaire Dutroux. Un roman qui se lit comme un polar et qui, mine de rien, offre une réflexion sur la justice.

Thème(s) : Littérature étrangère

 


- 8 -



Anne ICART
Les lits en diagonale
Robert Laffont
156  pages
15  euros

09-07-2009

 

    Philippe et Anne sont frère et sœur. Anne est la narratrice et s’adresse principalement à Philippe mais surtout, elle fut, elle est, elle sera d’abord et toujours la sœur de Philippe, elle, la petite fille « normale » et lui, le petit garçon « pas comme les autres ». Philippe est l’aîné et Anne devra l’aider, apprendre à le connaître et à l’accepter, et ne jamais l’abandonner. Ils apprendront à faire face, et ne feront plus qu’un, face aux autres. L’enfance d’Anne ne sera donc jamais l’enfance d’une petite fille classique, petite fille devenue responsable si tôt, le poids de son frère est là, pesant comme le poids de ses responsabilités, les relations familiales et extra-familiales s’en trouvent biaisées à jamais. « Les lits en diagonale » est un texte touchant, prenant, bouleversant et la prose faite de phrases courtes et percutantes renforce l’émotion ressentie.

« J’ai compris qu’on pouvait aimer et haïr à la fois. Et le dire. Regretter, en vouloir, mais admirer. Et le dire. Qu’être la sœur d’un handicapé, ce n’est pas plus facile que d’en être la mère ou le père. Et le dire. Que c’est différent. Qu’on s’en prend aussi pour toute la vie. De sa naissance à sa mort. Qu’on passe par tous les états. Mais que l’éventail de sentiments, du pire au meilleur, qu’offre cette fraternité bancale est un véritable don. Et le dire. Je te le dis. »


Thème(s) : Littérature française

Les titres de Anne Icart lus par Vaux Livres

 


- 7 -



Jean DUFAUX   -  Béatrice TILLIER
Le bois des vierges
Robert Laffont
54  pages
13.95  euros

15-02-2009

 

    Une plongée en BD dans le monde fantastique des contes. Les humains, les bêtes de haute taille et de basse taille tentent de cohabiter mais les conflits sont permanents, violents et épuisants. Pour tenter de les endiguer, un mariage est prévue entre la belle et la bête mais il ne se déroulera pas comme prévu et le sang jaillira... et le conflit n'en sera que renforcé ! Un excellent scénario avec des thèmes multiples à plusieurs niveaux et un graphisme à la hauteur de ce scénario. Vivement le tome 2 !

Thème(s) : Adulte Bandes dessinées

Les titres de Jean Dufaux lus par Vaux Livres

 


- 6 -



Mariolina VENEZIA
J'ai vécu mille ans
Robert Laffont
302  pages
20  euros

22-12-2008

 

    Mariolina Venezia pour son premier roman nous propose une magistrale fresque familiale centrée sur les existences des femmes. Les Falcone de 1861 à 1989 accompagnent l’histoire de l’Italie dans une province reculée du sud. Le lecteur se retrouve vite immergé dans la vie des femmes et sa dureté, ses joies, ses peines. Les rires succèdent aux larmes, dans la vie et dans le texte. Ces personnages simples luttent pour leur vie, leur survie, s’engagent. L’histoire les façonne même s’ils sauront prendre en main leur destin entre les croyances et les engagements politiques.

Premier roman


Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Nathalie Bauer

 


- 5 -



Pierre MÉROT
Arkansas
Robert Laffont
353  pages
20  euros

21-08-2008

 

    Traum un écrivain que le public n’a pas su ou pu rencontrer se confie à Baragouin qui est à la recherche de révélations à propos de Kurtz écrivain célèbre à l’œuvre reconnu. Kurtz et Traum se sont croisés et Traum a permis à Kurtz de se révéler à lui-même. Kurtz, l’homme et l’écrivain, a « grandi ». Son œuvre annonce une destinée malheureuse à notre civilisation, et rejaillit sur son psychisme. Dans une dernière Utopie, il part fonder une sorte de secte sulfureuse aux mœurs libérés en Espagne. Ce genre d’aventure finit mal en général ! Un texte lourd et inventif sur un monde déglingué en manque et en quête d’amour.

Thème(s) : Littérature française

 


- 4 -



Blanche DE RICHEMONT
Pourquoi pas le silence
Robert Laffont
123  pages
14  euros

18-07-2008

 

    Court récit de 120 pages pour crier le mal-être, le mal de vivre d’un ado de quinze ans. Cri de désespoir d’un ado (le narrateur) qui n’a pas le goût du bonheur et ne peut se résoudre à vivre. Sans estime pour lui-même, son entourage lui semble a contrario brillant, heureux, accompli. Depuis tout petit, il estime que le bonheur ne le concerne pas. Un père commandant de marine, toujours en action, qui sauve des vies, une mère cavalière, une sœur acrobate (« elle fait rentrer le bonheur dans sa peau »). Cette famille vit douloureusement son abandon, tentera de l’aider jusqu’à l’issue finale (« Qu’est-ce que tu as encore trouvé pour te faire du mal ? »). Il tente bien avec son ami d’être comme les autres, d’agir comme les autres, d’être amoureux comme les autres, mais ce n’est qu’une façade. Il se connaît bien et s’auto-évalue sans concession et seule la mort lui rendra sa liberté. Il traversera donc la vie comme un éclair, mais un éclair triste. Cette fulgurance est accrue par le rythme du texte, les phrases courtes et le rythme vif. Un émouvant morceau de braise.

Premier roman

Thème(s) : Littérature française

 


- 3 -



Jean-Philippe BLONDEL
This is not a love song
Robert Laffont
212  pages
18  euros

24-09-2007

 

    Jeune, Vincent a une vie hors norme partagée avec son ami et colocataire Etienne jusqu’au jour où il rencontre Susan (« Il m’a fallu Susan pour m’arracher à Etienne et à la lose »). Il la suit en Angleterre, se marie avec cette fille de la bourgeoisie britannique, fonde une famille et réussira professionnellement. Egoïsme, arrogance, désir de réussite occupent son existence. Il oublie son passé, le rejette et l’exècre. Le mépris pour sa famille, ses parents, son frère, la France perle à chaque phrase. Mais sa femme décide de partir avec leurs enfants une semaine chez ses parents et lui propose de retourner en France revoir les siens. Vincent qui souhaitait oublier son passé et sa jeunesse se retrouve confronté à tous ses démons. Il renoue avec « …des parents transparents, une belle-sœur hostile, un frère saint, cocu et stérile… » qui vont pourtant réussir en sept jours à faire vaciller ses certitudes même si les familles préfèrent souvent le silence et occultent les conflits qui couvent. Il apprend par sa belle-sœur que son ancien ami Etienne devenu SDF est mort seul le long d’une voie de chemin de fer. Après le départ de Vincent, son frère et sa belle-sœur l’ont hébergé et se sentent encore responsables et coupables de cette disparition. Sa belle-sœur lui assènera la réalité sans fioriture et dans leurs rencontres, chacun cherchera un moyen de survie face à cette responsabilité. Une écriture directe, ciselée et rythmée, un ton amer et dur. Un livre parfois dérangeant et âpre sur notre passé et nos origines, nos espoirs, notre famille, nos responsabilités et culpabilités.

« Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, une fois que notre histoire commune s’est terminée ? Est-ce qu’on se doit d’accompagner ceux qui nous ont accompagnés, doucement, jusqu’à la porte de sortie de notre existence pour que leurs fantômes ne viennent plus jamais s’interposer ? »

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Jean-Philippe Blondel lus par Vaux Livres

 


- 2 -



Denis GUEDJ
Villa des hommes
Robert Laffont
307  pages
20  euros

14-09-2007

 

    Deux hommes aux parcours totalement différents se retrouvent dans un hôpital psychiatrique en Allemagne en 1917. Hans Singer (inspiré de Georg Cantor père des mathématiques modernes et de la théorie des ensembles) est un vieux mathématicien de renom sujet à des crises de folie. Il en est à son neuvième séjour. Matthias Dufour jeune soldat français, mort d’être encore en vie, ancien conducteur de locomotive, libertaire en perdition se sentant en contradiction avec ses convictions et dont les espérances en l’humanité se sont écroulées, ne sait pas trop comment il s’est retrouvé dans cet endroit. Ils vont devoir partager ce petit espace qu’est leur chambre. Après s’être ignorés, nous allons assister à l’établissement d’une relation étroite entre les deux hommes. Le mathématicien va peu à peu apprivoiser le jeune français par de longues discussions abordant tous les sujets, chacun dévoilant progressivement son vécu, ses ambitions personnelles et collectives. Etrangers l’un à l’autre, ils vont devenir d’une intimité extrême. Evidemment dans ces dialogues, les mathématiques reviennent de manière récurrente à la fois sur le fond (« Pour les mathématiques, le monde est constitué d’un seul et unique pays. Les frontières sont contraires à sa nature ») mais aussi par le vocabulaire employé. Ces deux hommes rebelles à leur façon ont deux existences à la fois opposées et parallèles : l’un s’est mis en marge du monde des mathématiques par ses théories qui les remettaient en cause et que ses collègues repoussaient et l’autre s’est attaqué aux fondements de la société : deux infinis qui se rejoignent dans un ping-pong où chaque problème mathématique trouve son équivalent dans l’humanité... L’un comme l’autre seront donc déclarés comme fous (« Pourquoi faut-il que nous soyons fous ? Vous croyez qu’il y a une réponse ? »)... La société n’apprécie pas les individualités qui la bousculent… Un joli texte sur la folie, contre la guerre et pour l’humanité : « Si l’on ne croit pas que les hommes seront un jour égaux, si l’on ne croit pas qu’ils seront un jour heureux, il n’y a qu’à se foutre en l’air ».

« Satisfait, votre ami ! Et de tout ! De ce qu’il avait, de ce qu’il n’avait pas, de ce qu’il était, de ce qu’il n’était pas, de son poste, de sa maison, de sa sœur, de son frère ! Si les hommes étaient tous comme lui, rien n’aurait bougé, jamais, depuis la nuit des temps. Il y a pour chaque homme un devoir d’insatisfaction, Herr Singer. On se doit d’être insatisfait. Insatisfait de l’état du monde, insatisfait de la pauvreté, de la famine, de l’oppression, de l’exploitation, de l’injustice, insatisfait de l’abandon des enfants. Insatisfait de l’état du monde, non parce que l’on le hait, mais parce qu’on l’aime. Et d’autant plus insatisfait qu’on l’aime. Oui, le transformer et l’aimer, le transformer parce qu’on l’aime. Bien sûr, cela empêche de se poser, de se reposer. »

« Monsieur Singer, je ne connais rien de plus beau que la révolte. C’est là qu’il y a le plus d’humanité, de tendresse, une tendresse immense et vivante. Je souhaite à chacun de vivre au moins une fois dans sa vie un moment de révolte, et de s’en souvenir, c’est de la bonne eau. Se révolter contre l’oppression, on ne le fait pas par devoir, on le fait par conviction, par passion. »

Thème(s) : Littérature française

 


- 1 -



Jean DUFAUX   -  Paolo SERPIERI
Les enfers - Les trois clés
Robert Laffont
64  pages
14.95  euros

08-09-2007

 

    L’histoire débute dans un palais vénitien, le palais Asanti en mi-ruine sous une lumière sombre. Saria est au chevet de son père en train de mourir. Avant de s’effacer, il lui confie un coffret contenant trois clés qui, utilisées sur la Porte de l’Ange, donnent accès, l’une au paradis, l’autre aux enfers et la troisième au néant. Mais évidemment, ces clés sont très convoitées tout comme la porte de l’Ange ! Aussitôt partie avec Orlando un domestique dévoué à son père, le palais est visité par quelques personnages dangereux à la recherche du coffret. Quelques années plus tard, le doge de Venise est toujours à la recherche de ce coffret pour accroître encore son pouvoir sur la ville. Une première BD chez cet éditeur qui mérite le détour !

Thème(s) : Adulte Bandes dessinées

Les titres de Jean Dufaux lus par Vaux Livres

 


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