'…personne, pas même le plus enragé des révolutionnaires, ne peut aller aussi loin que la République française.'   Yannick Haenel

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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In8




- 25 -



Gildas GUYOT
Maktaaq
In8
285  pages
18  euros

18-10-2020

 

    Seth, vingt-deux ans, il a longtemps rêvé d’une carrière dans le base-ball, il est finalement plombier et une vie sans surprise. Son grand-père Ati vient de rejoindre la maison familiale après la mort de sa femme. Ati parle peu, mais franchement et directement, sans fioriture, parfois avec violence et ironie, « un animal assez difficile à approcher ». Relation tendue donc, mais la tendresse et l’admiration ne sont jamais loin et « Pourtant, il exerçait sur Seth un magnétisme contre lequel il lui était impossible de lutter ». En arrivant le grand-père confie une cassette à la famille leur conseillant de la regarder. Seul Seth s’y attellera pour une plongée absolue dans le monde des Inuits dont Ati est un digne (peut-être le dernier ?) représentant. Ati est arrivé avec sa mythique Chevrolet Impala et il propose un marché à Seth : un long voyage (peut-être plus long qu’il ne le pense), de Los Angeles à Vegas, et l’Impala sera à lui. Seth ne peut refuser cette proposition malgré ses craintes et le fait de rater un match important des Dodgers. En parallèle, le lecteur partagera donc la découverte d’un monde singulier et disparu (« Il est des mondes dont on n’apprécie les subtilités qu’à l’instant où on les voit disparaître. ») par Seth et le long voyage d’Ati et Seth, entre chaud et froid, entre désert et glace, entre colère et sourire, pour qu’ils puissent se connaître, se découvrir et s’apprivoiser, en espérant qu’il ne soit pas trop tard...

Ecouter la lecture de la première page de "Maktaaq"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Gildas Guyot lus par Vaux Livres

 


- 24 -



Nicolas MATHIEU
Rose Royal
In8
77  pages
8.9  euros

07-11-2019

 

    Rose a atteint la cinquantaine en conservant charme et beauté mais en laissant derrière elle une vie avec ses joies, ses hommes et donc ses peines, un peu de bonheur, beaucoup de malheur. Les hommes constituent bien la partie triste et pénible de son bilan de vie. Elle est devenue quelque peu solitaire et a pris l’habitude de se rendre chaque soir après le boulot dans un café, le Royal, où elle a ses rites. Boire, lire le journal, regarder, écouter, et parfois rire avec sa copine Marie-Jeanne, la coiffeuse. Et puis arrive ce qu’elle s’interdisait, ce qu’elle ne croyait plus possible, Luc rentre dans le café avec un chien gravement blessé et finalement, elle se convainc que le grand amour est encore possible, ils n’appartiennent pas au même monde, mais peut-être est-ce une chance ? Pourtant elle sait que ce grand amour n’autorise pas tout, il faudra le prouver, l’affirmer, plus jamais elle ne veut revivre son passé, la tension va croître alors que la relation prend son essor... Nicolas Mathieu nous offre à nouveau un portrait émouvant d’une femme simple qui, malgré les obstacles répétés de la vie, n’a pas abandonné son envie de bonheur même si elle porte maintenant toujours avec elle un petit revolver… Encore un bel opus de la collection Polaroïd, un diptyque noir avec le Marin Ledun abordant la violence faite aux femmes.

Ecouter la lecture de la première page de "Rose Royal"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

Les titres de Nicolas Mathieu lus par Vaux Livres

 


- 23 -



Laurence BIBERFELD
Péter les boulons
In8
260  pages
17  euros

22-06-2019

 

    Irène vit comme elle le peut dans une petite bourgade de l’Hérault, « Un de ces endroits où on arrive parce que les loyers n’y sont pas chers, et d’où on ne repart plus parce que s’ils n’y sont pas chers, c’est qu’on n’y trouve pas de boulot. » Ses enfants, Jérémie, Larissa, Richard et Suzy, entre seize et vingt-deux ans, habitent le même monde qu’elle, le monde de la débrouille, des petits boulots, des précaires, des p’tites affaires, de la pauvreté. Et Irène a du caractère, et la colère s’installe, croît sereinement devant les injustices et le mépris quotidiens. Et c’est d’une prostate que naît un cataclysme familial. Après avoir déposé son père à l’hôpital, elle le récupère le lendemain sans prostate, souffrant, blême, avec deux mètres d’intestin en moins et un orgueil atteint par un toucher rectal offensant ! C’est en trop, « … je laissais juste la rage sortir. » Une rage qui vient du cœur, qui vient des tripes, incontrôlable. Ce monde inaccessible avec ses dominants, ses petites mains qui exécutent et pérennisent le système, ce système social bien réflèchi pour que chacun reste à sa place, ce monde va trembler, Irène entre en guerre et ça va saigner. Elle attaque par « le bas » de l’échelle mais est bien décidée à monter les barreaux un à un ! Et belle surprise pour Irène, sa tribu lui emboîte le pas, et celle-ci très imaginative est loin d’être maladroite. Son père va vivre une fin de vie en apothéose et quand tout ce beau monde se retrouve au cœur d’une fête organisée dans le château de bourgeoises accueillant le beau monde bien propre en apparence, quel feu d’artifice ! Quelle folie, on se marre et on se dit parfois, pourquoi pas et c'est pour quand ?

« Apparemment, la façon dont les émeraudes passent des entrailles des pays pauvres aux bijouteries des pays riches ne pose pas de problèmes moraux. En revanche, la façon dont les émeraudes passent des bijouteries dans les poches des pauvres des pays riches est un scandale insupportable. »

« Des croyants de la démocratie, des culs-bénits de l’Etat Social. Qui ne voient vraiment aucun inconvénient à ce que les flics prolifèrent, à ce que les taules existent, à ce que la justice soit rendue. Qui trouvent absolument normal qu’il y ait des maîtres et des esclaves, des patrons et des employés. Des patrons qui se torchent avec la peau des employés et des employés qui disent merci patron. Qui trouvent que tout ne va pas si mal dans ce monde tout à fait acceptable et qui pourrait être pire. Qui parait-il est pire ailleurs. »

« C’est un des avantages de l’inconvénient d’être sans emploi, on n’a pas de maille mais on a du temps. Comme l’avait toujours dit mon père, OK, le temps c’est de l’argent, mais l’argent c’est du temps. Ici, tout le monde avait l’emploi de son temps, faute d’un emploi tout court. »

« J’aurais même pas pu dire quelle gueule il avait le président. Il changeait tout le temps. Un masque de clown interchangeable sur un corps politique qui tendait à notre progressive extermination, dans des formes qui ne fassent pas bouger les contours extérieurs de la démocratie. Doigté et élégance, les souris votent pour le chat. »


Ecouter la lecture de la première page de "Péter les boulons"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

 


- 22 -



Marin LEDUN
Aucune bête
In8
75  pages
8.9  euros

28-03-2019

 

    Vera est de retour. Après huit années de suspension injuste pour dopage, elle retrouve la piste, son ambiance, le speaker habituel, Michèle Colnago sa rivale espagnole éternelle, les anonymes désintéressés et atypiques de ces courses, les familles au bord de la piste, les tentes pour se reposer et manger, les toilettes qui sentent le vomi, rien n’a changé dans le monde des courses extrêmes. Vera court les 24 heures. Aller jusqu’au bout de soi, se surpasser. Mélange de souffrance et de bonheur. Instant de liberté totale. Enfin presque. Car si les jambes courent et enchaînent les tours, le cerveau aussi. Et les obstacles de la vie peuvent rattraper violemment les coureurs au détour d’un virage : la famille, le travail, la domination des hommes, même en courant, rien ne disparaît. Alors, parfois quand la fatigue se fait sentir, tout ça devient vraiment trop lourd ! Mais ces coureurs là savent tendre la main même à leur concurrent principal quand cela devient vital... Encore un grand Ledun entre compétition sportive et oppression des femmes.

Ecouter la lecture de la première page de "Aucune bête"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

Les titres de Marin Ledun lus par Vaux Livres

 


- 21 -



Gildas GUYOT
Le goût de la viande
In8
240  pages
17  euros

01-08-2018

 

    Fin 1918, les combattants français et allemands ont quitté les tranchées, chacun laissant dans ces boyaux une grande part d’eux-mêmes. Quel homme pouvait en sortir fièrement et vainqueur ? Hyacinthe Kergoulé, jeune breton de 20 ans, fut l’un d’eux. Après avoir passé quelques jours au fond d’un abri, seul, cerné et observé de rats et de morts (« C’était magnifiquement horrible. »), torturé par la faim, la soif et la peur suscitant même l’envie d’en finir, Hyacinthe nous ouvre les portes de sa seconde vie, un bras en moins et un passé insurmontable. En effet, ces derniers jours comme soldat seront fondateur pour sa seconde naissance aussi douloureuse qu’ardue. Tout restera ancré en lui : les goûts, les odeurs, les sensations... cette diète marquera à jamais son alimentation, sa faim, son envie d’être rassasié ou de jeûner (bon appétit messieurs dames !). La mort n’ayant pas voulu de lui, il faudra néanmoins se construire une nouvelle vie, une nouvelle existence et souvent mentir, se cacher, se taire : « ... je les épargnais en inventant des histoires, tant mal que bien, un peu moins insupportables et surtout plus crédibles que la réalité. » Qui pourrait en effet comprendre ou simplement mesurer cette haine née dans l’horreur, indélébile, sans fin, ancrée au plus profond de lui-même, mais toujours prête à jaillir, à mordre : « Mon monstre intérieur ne m’avait donc pas réellement quitté. Il hibernait simplement. » Hyacinthe Kergoulé nous livre le récit sans artifice de son retour des tranchées, il nous autorise à rencontrer son double, survivant des tranchées sans jamais les avoir quittées, qui rongera jusqu’à l’os lui et son futur. Le récit est évidemment terrifiant frisant parfois l'horrible mais l’écriture et le ton de Gildas Guyot réussissent à nous tenir en haleine, tendu, inquiet, toujours attentif au destin et au parcours de Hyacinthe. Il parvient même à nous tirer quelques sourires lors de descriptions précises, réalistes et singulières. Un obus littéraire qui laisse de belles, profondes et douloureuses traces comme toutes les guerres qui n’en finissent jamais !

Premier roman

« Mais ce qui est frappant lorsque l’on revient à la vie parmi les morts, c’est le silence qu’ils sont capables de faire, tous ensemble. »

« Je prenais tout doucement conscience que je ne craignais pas vraiment l’allemand mais la haine puissante et indomptable qu’il avait fait naître en moi. Cette haine que je pensais avoir vaincue alors que, depuis tout ce temps, elle hibernait sagement. Cette haine qui, si on la découvrait, allait faire s’écrouler tout le mensonge sur lequel reposait ma petite vie rangée. »


Ecouter la lecture de la première page de "Le goût de la viande"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Gildas Guyot lus par Vaux Livres

 


- 20 -



Hervé COMMÈRE
Départs
In8
82  pages
12  euros

01-02-2018

 

    Trois trains sont à quai, prêts pour le départ vers Rennes. Les passagers cherchent leur place et parmi eux, quatre personnes « Partout, des trains roulent. En Bretagne, trois trains continuent de converger vers Rennes. » Ils ne se connaissent mais pour chacun d’eux, ce voyage est essentiel, ils en espèrent un nouveau départ sans penser qu’il ne pourrait être qu’une arrivée… Leurs regards se croiseront peut-être sans y prêter gar(d)e tant leur attention est absorbée par leur projet. Il y a Suzanne qui vient du Morbihan pour vendre une montre précieuse à qui, pourtant, elle tient tant, il y a Gabin fraîchement sorti de taule qui vient trouver vengeance, il y a la jeune Lisa pleine d’espoir qui arrive pour une audition au Théâtre National de Bretagne et enfin, il y a Philippe un fugitif revenu discrètement d’Irlande pour voir une dernière fois son père aux portes de la mort. Une superbe nouvelle, en peu de pages, une belle atmosphère et une mise en place efficace et précise des personnages, qui nous place immédiatement sur le siège voisin de ces quatre protagonistes pour un voyage marquant.

Ecouter la lecture de la première page de "Départs"   

Thème(s) : Littérature française

 


- 19 -



Marcus MALTE
Far West
In8
80  pages
12  euros

27-02-2016

 

    Le Far West de Marcus Malte nous offre deux nouvelles bien noires mais non dénuées d’humour. Dans la première, « Les Cowboys », des appels répétés au bureau du shérif, grand amateur de Marvel, signale une bête étrange, espèce d’énorme lézard, en balade dans la ville, le dernier témoin l’a vu monter dans un Dodge noir. Pas d’infraction, rien à signaler, alors pourquoi intervenir, n’y aurait-il pas quelques humains dans la ville bien plus dangereux que cet animal ? Le shérif ne pourra néanmoins retenir sa curiosité et son équipe ne s’en remettra pas… « Les Indiens » retrace la triste et inéluctable trajectoire d’un trio déglingué par la vie qui malgré l’amour et l’amitié ne pourra démêler les fils d’un destin hélas si tristement prévisible. Terriblement efficace.

Ecouter la lecture de la première page de "Far West"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Marcus Malte lus par Vaux Livres

 


- 18 -



Jean-Luc MANET
Trottoirs
In8
66  pages
12  euros

27-01-2016

 

    Les trottoirs sont parfois dangereux, même ces territoires sont au cœur d’enjeux avec leurs propriétaires et leurs envieux. Romain navigue à vue dans ce milieu. Il fut libraire, connut l’amour des livres et celui de Virginie qui mourut trop tôt. Il actionna ensuite « le toboggan social » et intégra ce monde aussi proche qu’éloigné du monde des actifs comme on dit. Il rejoignit alors les trottoirs parisiens et chaque jour, ses pérégrinations recommencent, un peu de chaleur, un café, quelques pièces, de quoi manger, son banc en face des flics... Seules deux personnes lui rappellent qu’il est encore humain : ses rencontres amicales avec une prostituée venue de l’Est et un flic qui traverse parfois la rue pour lui donner à manger et échanger simplement quelques mots. Puis un SDF est assassiné, puis un second. La peur commence d’émouvoir la communauté des invisibles avant qu'un troisième disparaisse également. Qui pourrait leur en vouloir ? Qui gênent-ils ? Jean-Luc Manet nous offre un trio (le sans-abri, la prostituée et le flic) particulièrement attachant et émouvant et nous parle avec sensibilité et humanité de nos frères, de nous et de notre société.

"La normalité me rend invisible et c'est bon. Vive l'uniformité : le camouflage ultime ! Je goûte ce nouvel anonymat dont la clochardisation me prive. Etre SDF ne vous rend pas transparent pour autant. Bien au contraire. Les autres supportent votre aspect, parfois votre odeur, en éprouvent, de la gêne, de la honte, de la compassion, de l'écoeurement, de la tristesse, de l'amusement... Quasiment tout le dictionnaire défile dans des regards qui font mal et vous tuent à petit feu."


Ecouter la lecture de la première page de "Trottoirs"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Jean-Luc Manet lus par Vaux Livres

 


- 17 -



Carlos SALEM
Japonais grillés
In8
78  pages
12  euros

02-06-2015

 

    Recueil de cinq nouvelles de Carlos Salem. Quatre « petits » romans noirs, quatre pétites : c'est noir, c'est pétillant, c'est surprenant, c'est fantaisiste, c'est haletant, c'est plein d'humour, c'est à lire obligatoirement !

Ecouter la lecture de la première page de "Japonais grillés"   

Thème(s) : Littérature étrangère Polar/Thriller/Noir
Traduction : Judith Vernant

Les titres de Carlos Salem lus par Vaux Livres

 


- 16 -



Marc VILLARD   -  Jean-Bernard POUY
L'alphabet du polar
In8
160  pages
25  euros

04-02-2015

 

    Quelle excellente d’associer Marc Villard, Jean-Bernard Pouy et le dessinateur José Correa pour ce superbe livre (très bel objet) proposant un alphabet du polar. Vingt-six histoires courtes, vingt-six coups de poing, vingt-six pépites. C’est direct, tranchant, incisif, rythmé, noir, grinçant, un régal, les chutes sont particulièrement soignées et irrésistibles, on ne s’ennuie pas une seconde, et même, on en redemande !

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

Les titres de Marc Villard lus par Vaux Livres

Les titres de Jean-Bernard Pouy lus par Vaux Livres

 


- 15 -



Pascale DIETRICH
Le congélateur
In8
80  pages
12  euros

18-10-2014

 

    On retrouve avec plaisir l’ironie et l’humour noir de Pascale Dietrich dans ce recueil de quatre nouvelles : « Vend Peugeot 306 » ou comment l’achat d’une voiture d’occasion peut susciter une rencontre troublante… « Le congélateur », une photo dans un congélo et hop, le bougre est éliminé, simple et efficace, que du bonheur, mais seulement si l’on est seul à connaître l’astuce… « Jean-Pierre » ou quand le choix du prénom du bébé tant attendu peut se révéler périlleux pour les futurs grands-pères… « Maman » ou quand le désir de garder sa maman adorée pour soi et pour toujours peut se révéler dangereux…

Ecouter la lecture de la première page de "Le congélateur"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Pascale Dietrich lus par Vaux Livres

 


- 14 -



Pascal GARNIER
Vieux Bob
In8
110  pages
12  euros

22-09-2014

 

    Pascal Garnier excelle pour décrire des instants de vie sur le fil, trajectoires chaotiques, des vies prêtes à basculer, des vies bousculées souvent solitaires, des vieillesses qui s’éteignent et ne trouvent plus leur place. Neuf portraits d’invisibles, ceux dont on parle si rarement, dressés avec précision, avec les mots qui font mouche, sans jugement, un état des lieux noir et réaliste, même les chiens n’ont pas la vie belle chez Pascal Garnier, grand maître du noir débordant d’humanité.

Ecouter la lecture de la première page de "Vieux Bob"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Pascal Garnier lus par Vaux Livres

 


- 13 -



Olivier DECK
Tes yeux sur moi c'est fini
In8
30  pages
4  euros

24-04-2014

 

    Un homme a loué une maison pour un séjour. Seul. Face à l’océan. Il se saoule et se souvient de sa femme, son modèle, qu’il a si souvent esquissé et peint. Elle est partie et l’a abandonné, définitivement, lui et son art, elle ne pouvait continuer. Bref, intense, douloureux et poétique.

Ecouter la lecture de la première page de "Tes yeux sur moi c'est fini"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Olivier Deck lus par Vaux Livres

 


- 12 -



Dominique DELAHAYE
A fond de cale
In8
70  pages
11  euros

09-03-2014

 

    Thomas arrive à la fin de sa peine de prison. Un dernier combat de boxe, une dernière victoire et c’est la sortie. Personne ne l’attend, alors il part à la rencontre de son passé et de la Dandine, la péniche de ses parents dans laquelle il a vécu son enfance puis de longues années. Son père est décédé et sa mère en maison de retraite. La Dandine a été rachetée par la famille de sa mère qui les méprisait au plus haut point. Pourtant Thomas ne semble pas animer par la haine ou la rancune et décide de les rencontrer ainsi que Nacira son amour de jeunesse… C’est noir, c’est âpre et ça laisse un goût amer, une réussite donc !

Ecouter la lecture de la première page de "A fond de cale"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

 


- 11 -



Didier DAENINCKX   -  Marc VILLARD
Femmes en colère
In8
18  euros

06-01-2014

 

    Sublimissime bijou noir que ce coffret ! D’abord dans la forme, l’objet est superbe, soigné, présentation impeccable. En outre, il réunit quatre grands auteurs et les quatre nouvelles sont à la hauteur de leur réputation, aucun doute, elles forment bien un ensemble cohérent et le coffret prend tout son sens. Enfin, le thème, toujours d’actualité, les femmes en colère, évidemment attrayant et traité avec personnalité par chaque auteur, des femmes courageuses aux caractères bien trempés, en colère, et souvent violentes. Chez Didier Daeninckx, onze vieilles dames, sans peur, viennent régler son compte à un banquier digne héritier d’une histoire chaotique. Chacune racontera sa vie de misère et le coup de massue finale porté par les placements pourris de la banque. Chez Marc Villard, Cécile et sa fille Lulu partage un mobile home à Ritsheim. Le froid s’installe, la neige tombe, seul l’alcool réchauffe la mère. Elles découvrent à proximité de leur caravane le cadavre d’une jeune Asiatique. Lulu ne le supporte pas et se lance dans une enquête avec l’intention évidente de venger cette mort inacceptable. Dominique Sylvain nous place au cœur d’un couple qui a décidé d’enfanter par procuration. Issara les aidera à obtenir l’enfant tant désiré. Pourtant, Elsa marche dans Bangkok, excitée, sur les nerfs, cherchant son enfant et son amour disparu. Elle est loin de penser qu’elle abandonnera d’elle-même son désir de vengeance devant la violence du réel. Enfin, Marcus Malte nous propose de rencontrer Tamara, une Guyanaise, qui a hérité d’une maison en métropole, et décide de s’y installer et de se lancer dans l’élevage de cochons. Etrangère, noire, travaillant comme un homme, le village la regarde avec un œil haineux. Sauf une petite fille, une gamine intrépide qui brave les interdits, et vient la rencontrer en cachette. Jusqu’un jour, Tamara décide de stopper ces agressions. C’est terminé, elle l’a décidé !

« Il ne suffit pas d’être Français pour ne pas être étranger. » (Marcus Malte, Tamara, suite et fin)

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Didier Daeninckx lus par Vaux Livres

Les titres de Marc Villard lus par Vaux Livres

 


- 10 -



Marcus MALTE   -  Dominique SYLVAIN
Femmes en colère
In8
18  euros

06-01-2014

 

    Sublimissime bijou noir que ce coffret ! D’abord dans la forme, l’objet est superbe, soigné, présentation impeccable. En outre, il réunit quatre grands auteurs et les quatre nouvelles sont à la hauteur de leur réputation, aucun doute, elles forment bien un ensemble cohérent et le coffret prend tout son sens. Enfin, le thème, toujours d’actualité, les femmes en colère, évidemment attrayant et traité avec personnalité par chaque auteur, des femmes courageuses aux caractères bien trempés, en colère, et souvent violentes. Chez Didier Daeninckx, onze vieilles dames, sans peur, viennent régler son compte à un banquier digne héritier d’une histoire chaotique. Chacune racontera sa vie de misère et le coup de massue finale porté par les placements pourris de la banque. Chez Marc Villard, Cécile et sa fille Lulu partage un mobile home à Ritsheim. Le froid s’installe, la neige tombe, seul l’alcool réchauffe la mère. Elles découvrent à proximité de leur caravane le cadavre d’une jeune Asiatique. Lulu ne le supporte pas et se lance dans une enquête avec l’intention évidente de venger cette mort inacceptable. Dominique Sylvain nous place au cœur d’un couple qui a décidé d’enfanter par procuration. Issara les aidera à obtenir l’enfant tant désiré. Pourtant, Elsa marche dans Bangkok, excitée, sur les nerfs, cherchant son enfant et son amour disparu. Elle est loin de penser qu’elle abandonnera d’elle-même son désir de vengeance devant la violence du réel. Enfin, Marcus Malte nous propose de rencontrer Tamara, une Guyanaise, qui a hérité d’une maison en métropole, et décide de s’y installer et de se lancer dans l’élevage de cochons. Etrangère, noire, travaillant comme un homme, le village la regarde avec un œil haineux. Sauf une petite fille, une gamine intrépide qui brave les interdits, et vient la rencontrer en cachette. Jusqu’un jour, Tamara décide de stopper ces agressions. C’est terminé, elle l’a décidé !

« Il ne suffit pas d’être Français pour ne pas être étranger. » (Marcus Malte, Tamara, suite et fin)

Ecouter la lecture de la première page de "Femmes en colère"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Marcus Malte lus par Vaux Livres

Les titres de Dominique Sylvain lus par Vaux Livres

 


- 9 -



Olivier DECK
La voie ferrée
In8
29  pages
4  euros

29-05-2013

 

    La lecture de l'excellent "Adieu, Torero" m'incita à rechercher d'autres titres d'Olivier Deck, quelle joie, quel bonheur de trouver ce deuxième petit bijou !
Gaspar vit seul, loin du monde et de sa folie, retiré. Enfin, presque. Un vieux cheval fidèle l’accompagne. Ils vivent ensemble de longue date, seuls survivants d’une famille de gens simples. Ils ont entretenu longtemps les rails de la voie ferrée, jusqu’à sa disparition et bien après. Les paysans et mineurs ont alors rejoint la ville, mais eux, sont restés, ils se suffisent à eux-mêmes, n’exigent rien, vivent simplement, en harmonie, durement et âprement. Mais les Hommes en ont décidé autrement, une décision administrative a tranché, Gaspar, résigné, devant ces hommes qui savent et qui parlent d’épizootie, partage encore quelques derniers instants avec son cheval en le menant pour une ultime fois vers le village, pas à l’abattoir, cela lui aurait été impossible, son ami Léon le boucher fera le travail, en toute amitié, simplement. Tristement éblouissant !



Ecouter la lecture de la première page de "La voie ferrée"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Olivier Deck lus par Vaux Livres

 


- 8 -



Anne-Marie GARAT
Tranquille
In8
72  pages
12  euros

25-05-2013

 

    Le fils rend visite de manière impromptue à son père, vieil homme sauvage retiré du monde, en autarcie, dans la montagne, au-dessus de Briançon (« On a l’impression d’être sur les terres de quelqu’un qui vit tranquille, sans avoir besoin des gens, avec son idée personnelle de la liberté. Seul, loin des villes et des hommes. »). Ils ne sont pas vus de longue date, le fils vient apprendre une triste nouvelle au père qui l’accueille au fusil. Pourquoi cette inquiétude, que peut-il craindre ? Néanmoins, que d’efforts pour cet accueil froid et singulier ! Les deux hommes se connaissent peu mais la conversation se tisse aisément dévoilant une ambivalence parfaite du discours et des sentiments : entre tension et drôlerie, tristesse et joie, admiration et mépris, colère et tendresse, respect et humeur… une histoire de père et de fils. Le fils accepte de passer finalement la nuit dans le refuge paternel et ce cours séjour permettra à chacun de dévoiler ses peurs, regrets, espoirs et amours. Cette lecture (quelle écriture !) vous procurera un pur instant de plénitude, sans aucun ressentiment, devant un miroir avec un père, son fils, la vie et la mort.

« La paix, il n’a pas l’air de l’avoir trouvée, dans ce coin de sauvage loin des routes et des mers, loin des hommes. Il s’est mis à l’écart comme si le monde allait l’oublier, mais le monde lui colle aux chausses, il n’en a pas fini avec lui. Il attend le grand jour pour lui régler son compte et ce rendez-vous lui fait peur. »

« Quand on est tout seul avec soi pour ennemi, il y a des pensées pires que la réalité. »

« Il n’y a pas beaucoup de mots convenables à mettre sur les beautés. On n’en met que sur son sentiment ; c’est faible. »


Ecouter la lecture de la première page de "Tranquille"   

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Anne-Marie Garat lus par Vaux Livres

 


- 7 -



Pascale DIETRICH
Le homard
In8
95  pages
12  euros

08-04-2013

 

    Camille apprécie les tombolas organisées par les bonnes œuvres de sa petite commune bretonne, autant pour se débarrasser d’objets inutiles tel ce pic à glace que pour la curiosité de gagner des lots inattendus voire incongrus tel ce bel homard. Il faut dire que Camille semble avoir peu d’occupations, son mari semble ailleurs avec sa vis dans le crâne, quelques discussions avec sa meilleure ami au café « La veuve pochard débitante »… Le calme… Et puis « Clac ! », un manoir au bord de la côte semble raviver son couple, et un touriste anglais retrouvé assassiné… que d’occupations ! Camille Dietrich nous parle de couple et de quotidien, de folie, d’amour mais avec un ton singulier et juste oscillant avec bonheur entre noirceur et humour.

Premier roman


Ecouter la lecture de la première page de "Le homard"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

Les titres de Pascale Dietrich lus par Vaux Livres

 


- 6 -



Marin LEDUN
No more Natalie
In8
88  pages
12  euros

01-03-2013

 

    Le 28 novembre 1981, dans la baie de Los Angeles, quatre personnes s’embarquèrent sur un bateau pour une nuit du Thanksgiving : l’actrice Natalie Wood, son époux Robert Wagner dont la carrière s’étiolait, Christopher « Ronnie » Walker, acteur à la belle gueule de voyou et l’homme de confiance de Wagner, dans leurs bagages, dix kilos de cocaïne, un beau paquet de 250 000 dollars, tous les ingrédients pour un excellent roman noir : show-biz, drogue, sexe et décadence, en effet huis clos tragique sur un bateau, fatale à l’icône Natalie Wood qui fut retrouvée noyée. L’enquête conclut à une mort accidentelle, même si quelques zones d’ombres persistaient. Autant dire que Marin Ledun n’avait plus qu’à s’y plonger avec délectation ! Il retrace dans un roman bref, vif et tendu, cette nuit dramatique. Un couple explose, la drogue circule au cours de parties fines, les ressentiments jaillissent, la peur oppresse et le drame se dénoue. Série de polaroïds ou scénario captivant et percutant, cette piquante perle noire complète à merveille la collection « Polaroïd » de l’Atelier In8.

Ecouter la lecture de la première page de "No more Natalie"   

Thème(s) : Littérature française Polar/Thriller/Noir

Les titres de Marin Ledun lus par Vaux Livres

 


- 5 -



Philippe MOTTA
Les yeux
In8
108  pages
11  euros

05-10-2012

 

    Le jeune garçon qui s’exprime a subi un terrible accident, son père est décédé, sa mère est dans le coma. Elle ne parle plus prolongeant ainsi le chaos engendré par cet accident. L’enfant attend, n’abdique jamais mais le silence reste de mise. Traumatisé dans son corps et dans sa tête, il se sent coupable et attend un mot de sa mère pour espérer surpasser ce sentiment de culpabilité. L’enfant conserve une vigueur étonnante mais les mots peinent à se placer, à s’organiser, la syntaxe hésite. Seuls les yeux perpétuent le lien qui les unit toujours en espérant et attendant un signe de tendresse. Un texte émouvant à la prose singulière portrait d’un petit garçon plein d’amour pour sa mère, confirmant qu’« on ne vit que par choix ».

Ecouter la lecture de la première page de "Les yeux"   

Thème(s) : Littérature française

 


- 4 -



Uchida HYAKKEN
La digue
In8
106  pages
12  euros

02-10-2011

 

    Un recueil de nouvelles flirtant parfois avec le fantastique que l’étrange et la noirceur animent. Les personnages principaux sont des hommes solitaires qui marchent, fuient, suivent aimantés une mauvaise âme, femme impérieuse et inéluctablement destructrice sur un chemin sans fin sous une lumière qui s’assombrit, redoutent leurs souvenirs, affrontent leurs rêves et leurs démons. Neuf nouvelles à l’écriture minimaliste qui questionnent et happent le lecteur dans un univers intriguant et éblouissant.

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Patrick Honnoré

 


- 3 -



Carlos CASTAN
Musée de la solitude
In8
93  pages
12  euros

22-04-2011

 

    Carlos Castan nous démontre dans ce recueil sa maîtrise dans l'exercice ardu de l'écriture de nouvelles. Ces trois courts récits content trois solitudes différentes, parfois tristes, parfois mélancoliques non dénuées de dérision. Ils sont construits avec minutie, chaque mot est pesé, les évènements s'enchaînent avec justesse, pour finir par surprendre le lecteur.

"... c'est la douleur du passé, et la douleur du passé, cher ami, ne nous pardonne rien, elle nous oblige à la dignité avec son fouet venu de si loin dans le temps."

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : Serge Mestre

 


- 2 -



Patricia MARTIN-DEFFRENNES
Le lecteur
In8
26  pages
4  euros

07-07-2010

 

    Dans la "petite" collection de nouvelles de l'Atelier In8, vous constaterez que la lecture peut devenir dangereuse ! Thomas Besson se réfugie dans la lecture, béquille à une vie morose et à la dérive. Il compte y trouver rêve, réconfort, espoir... Quelle erreur ! Quand la fiction rejoint la réalité, tout est possible !!! Et si vous avez apprécié cette nouvelle, courez lire L'ami Butler.

Thème(s) : Littérature française

 


- 1 -



Franz BARTELT
Parures
In8
65  pages
12  euros

20-06-2010

 

    Franz Bartelt et l’Atelier In8 nous gâtent avec cette nouvelle. Parures est l’histoire tragique d’une mère et de son jeune garçon. Ils vivent loin, très loin des paillettes, dans les quartiers pauvres, à l’écart. Sans ressources, la survie reste une préoccupation permanente. Pourtant la mère n’est obsédée que par l’apparence de son fils, elle le veut prince et l’habille comme telle. Unique plaisir, elle s’y accroche désespérément, sans retenue : « Elle n’avait jamais faim, jamais soif, et je n’ai jamais remarqué qu’elle ait une seule fois éprouvé d’autre besoin que celui de me voir habillé. C’était sa façon d’être en révolte contre la vie ». Rien ne lui est interdit. Toutes les allocations y passent et n’y suffisent pas. Mais un enfant pauvre à l’apparence des riches dans un monde de pauvres, est-ce concevable ? par les pauvres eux-mêmes ? par les institutions ? par l’administration ? Le rêve pourra-t-il perdurer ? Un cri désespérément noir et humain.

« Il y a des gens qui aiment se dévouer, pour qui les pauvres représentent une source toujours renouvelée de satisfactions et une matière première inépuisable, comme les dépôts d’ordure pour certains artistes contemporains. »

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Franz Bartelt lus par Vaux Livres

 


Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture





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