'L’art de ne pas faire ce qu’on attend de vous exige la précision du chirurgien et l’entêtement du fou. '   David Trueba

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Albin Michel




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Eric NEUHOFF
Pension alimentaire
Albin Michel
135  pages
12.5  euros

19-08-2007

 

    Après un an de séparation (« Nous nous étions éloignés ; nous existions en parallèle. Nous nous étions appris par cœur. C’était trop. Plus rien à découvrir, plus rien à espérer. Représailles immédiates. »), Camille souhaite rencontrer son mari le narrateur à qui leurs deux enfants manquent terriblement, comme si un morceau de lui avait disparu. Il est convaincu que cette séparation les a fait basculer directement dans le monde adulte et laissera un goût amer à leur enfance. Camille lui annonce qu’elle souhaite divorcer et qu’elle vit avec un nouveau compagnon qui est leur ancien voisin. Voisin qui avait accueilli le mari au moment de leur séparation et qui l’avait soutenu. Cette nouvelle provoque un retour en arrière du narrateur sur sa vie de couple ainsi que sur ses relations avec son voisin, fêtard invétéré et menteur professionnel. Le malaise de savoir ses enfants aux mains de cet individu accroît encore la douleur de cette séparation. Une vision légère mais sincère d’une séparation.

Thème(s) : Littérature française

 


- 2 -



Franck PAVLOFF
La chapelle des apparences
Albin Michel
19  pages
295  euros

19-08-2007

 

    Sisco d’origine italienne et journaliste à Gap rencontre par hasard en marge de la Mostra de Venise le grand cinéaste grec Xerkès. De leur discussion impromptue naîtra une collaboration. Après son échec à la Mostra, Xerkès engage Sisco comme scénariste de son prochain film. En effet, il se dit passionné par les travaux de Sisco sur Mandrin. Mais l’ambition de Xerkès cinéaste insaisissable est plus vaste : il veut rendre compte du monde, de ses folies, de ses violences, de son obscénité, des désespérantes similitudes entre le passé et le présent (« Contrairement à ce que tu penses, les peuples n’apprennent rien du passé, ils pataugent en rond dans la même gadoue, s’embarquent dans les mêmes galères, l’histoire des civilisations n’est pas linéaire ». S’agit-il d’un projet vain : « Personne n’avait trouvé la bonne façon de rendre compte du monde. ». Les deux hommes se heurteront devant leurs approches différentes de l'écrit, du cinéma, du rôle du cinéaste (« Quand je m’approche, caméra à l’épaule, de la détresse des faibles, à N’Djamena ou à Embrun, je ne la provoque pas, je décide de l’enregistrer, même si elle me renvoie à l’illisibilité du monde »), de la vie tout simplement mais ils resteront liés jusqu’au dénouement. Le tournage débute dans une chapelle près d’Embrun mais Xerkès emmène souvent aux risques de leur vie sa troupe hétéroclite dans les lieux du monde où la barbarie règne : une troupe de saltimbanques polyvalents, une serveuse fine psychologue amoureuse du présent sans regard pour le passé et le futur, une photographe chilienne à l’affût du cliché clé de son existence. Calme et violence alternent et renforcent l’ambiance quelque peu désespérée de ce récit : tragédie d’un cinéaste, tragédie humaine ou tragédie récurrente de l’Homme ?

« L’obscénité ne vient pas du sujet qui se dévoile mais de l’intention de ceux qui le regardent »

« Mon grand-père de l’Argentière me racontait que pour comprendre le monde, il fallait s’asseoir sur son cul et admirer le ciel, plutôt que d’enfiler ses bottes pour aller le maudire. »

Thème(s) : Littérature française

Les titres de Franck Pavloff lus par Vaux Livres

 


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Max MONNEHAY
Corpus Christine
Albin Michel
227  pages
15  euros

25-08-2006

 

    Le narrateur est séquestré par sa femme dans une position inconfortable : il est allongé pieds et mains liés et se déplace en rampant. Il ne croise plus sa femme qu'à quelques rares exceptions près. Ses 42 kilos tout mouillés sont loin du poids de son épouse qu'il qualifie de "baleine" tout en restant amoureux de sa peau. Le narrateur n'a plus que le lecteur comme interlocuteur et il lui dira son passé et son incompréhension devant cette situation. Reste une énigme : comment s'est-il retrouvé dans cette position ? Séquestration, violence, domination, masochisme...

"En haut des marches de l'église, elle s'est arrêtée, m'a souri et m'a prévenu que je pouvais bien essayer de la quitter, elle ne me laisserait jamais partir"

"On ne torture avec délices que ceux qu'on aime"

Thème(s) : Littérature française

 


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